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Repère de prix · mis à jour le 25 juin 2026

Reprise de génoise : le chantier toulousain qu’on prend pour un problème de façade

C’est le désordre le plus mal diagnostiqué de l’agglomération. La trace se lit sur la façade, l’ouvrage en cause est en toiture, et le ravalement payé entre-temps ne sert à rien.

Génoise en cours de rescellement, mortier frais entre les tuiles du rang haut
4,7 / 5 sur 18 avis 21communes avec leur propre page Décennaleattestation remise avant l’ouverture du chantier Devis ventiléposte par poste, après être monté sur le toit

La génoise est la corniche du Midi : un, deux ou trois rangs de tuiles canal posés en encorbellement, chacun débordant du précédent. Elle porte la rive du toit et remplit une fonction précise, rejeter l’eau du versant assez loin pour qu’elle ne touche pas le mur.

Plus il y a de rangs, plus le rejet est franc. Trois rangs sur une maison bourgeoise, un seul sur une petite maison de faubourg : ce n’est pas une question de goût, c’est une question de hauteur de mur et d’exposition.

Pourquoi la tache apparaît en façade

Quand le mortier d’un rang perd sa cohésion, l’eau ne tombe plus au large. Elle passe derrière la génoise, suit le nu du mur et descend. La brique foraine, qui est plate et poreuse, l’absorbe.

Le propriétaire voit alors une coulure ou une auréole sur sa façade, en haut du mur. Il appelle un façadier, fait reprendre un enduit ou un joint, et la trace revient l’hiver suivant, parce que le désordre n’a jamais été en façade.

Un indice simple pour trancher soi-même : une tache qui descend en coulure verticale depuis le haut du mur vient presque toujours de la rive. Une tache qui forme une auréole diffuse à mi-hauteur vient plus souvent d’une remontée ou d’un défaut d’enduit. Ce n’est pas une règle absolue, mais elle oriente le premier coup d’œil.

Trois rangs, trois gestes

Le rang atteint ne se devine pas depuis le sol. Il se lit une fois en haut, et c’est cette lecture qui décide entre une demi-journée et un chantier de plusieurs jours.

  • Un rang, joint ouvert mais tuiles en place : rejointoiement. On dégarnit le joint mort, on regarnit au mortier de chaux, et on vérifie que la première tuile du versant repose bien sur le rang plutôt que sur le vide.
  • Deux rangs, tuiles descellées ou mortier effrité sur une longueur : rescellement. On dépose les tuiles concernées, on refait le bain de mortier, on repose au même débord. La rive du versant se reprend dans la foulée.
  • Trois rangs, mortier sans cohésion sur toute la corniche et trace continue sur la brique : reprise complète de la rive. Dépose sur la longueur, reprise du support, remontage des rangs au débord d’origine, puis reprise du bas de versant et de la zinguerie qui l’accompagne.

Ce que ça coûte, avec les réserves qui s’imposent

Il n’existe pas de source publiant un prix de « reprise de génoise » : c’est un ouvrage régional que les estimateurs nationaux ne traitent pas séparément. Ce qui existe, ce sont les postes qui la composent.

La reprise de rive et de scellement se rapproche du faîtage, chiffré de 45 à 165 € le mètre linéaire pose comprise selon la technique. Le remplacement de tuiles se situe entre 40 et 140 € le m² fournitures et pose comprises. Et sur une intervention courte, ce sont surtout le déplacement et le temps passé qui font la facture : le tarif horaire de référence d’un couvreur tourne autour de 45 € HT.

S’ajoute l’accès, qui pèse lourd sur ce type d’ouvrage puisqu’il se situe en haut du mur, souvent côté rue. L’échafaudage se chiffre de 20 à 70 € le m².

Autrement dit : le chantier se chiffre après visite, et sur cet ouvrage-là plus que sur tout autre.

Le bon moment pour la reprendre

Deux occasions rendent l’opération nettement moins chère, parce que l’accès est déjà payé.

La première est un ravalement de façade : l’échafaudage est monté, il suffit de faire monter le couvreur avant que le façadier ne finisse. La seconde est une rénovation de couverture : reprendre la génoise pendant que le versant est ouvert coûte une fraction de ce qu’une intervention dédiée coûterait deux ans plus tard.

Un point d’urbanisme, enfin : en site patrimonial remarquable, tous les travaux de toiture passent par une déclaration préalable et l’architecte des Bâtiments de France se prononce. Une génoise reprise au débord d’origine, avec les mêmes tuiles, est un travail à l’identique, mais le dossier se dépose quand même dans ces secteurs.

Ce qu’il faut retenir

  • Une coulure verticale en haut d’un mur de brique vient presque toujours de la rive, pas de la façade.
  • Le rang atteint décide du geste : rejointoiement, rescellement ou reprise complète de rive.
  • Aucun estimateur national ne chiffre la génoise : on raisonne par ses postes, faîtage et tuiles.
  • Un ravalement ou une rénovation de couverture sont les deux moments où l’accès est déjà payé.

La table des rangs

La rive décide plus souvent que le versant

La génoise est la corniche du Midi : des rangs de tuiles canal en encorbellement, qui portent la rive et rejettent l’eau loin du mur. Le rang atteint dit quel geste s’impose, et il se lit avant de parler d’argent.

Ce qu’on constate
Le rang du bas est chargé, le mortier a perdu sa cohésion sur toute la corniche, et la brique porte une trace continue. À ce stade, une reprise ponctuelle ne tient pas : le désordre est sur la longueur, pas sur un point.
Le geste
Reprise complète de la rive
Ce que ça implique
Dépose de la corniche sur la longueur concernée, reprise du support, remontage des rangs au débord d’origine, puis reprise du bas de versant et de la zinguerie qui l’accompagne.

Passer du repère au chantier

Ces fourchettes sont nationales, larges, et elles le resteront : un prix qui vous concerne se calcule après être monté. Les pages qui traitent le sujet dans le détail, avec ce qui est compris et ce qui ne l’est pas, sont Couvreur zingueur : les prix et le détail , Réparation de toiture : fourchettes et déroulé du chantier et Rénovation de toiture : les prix et le détail .

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  • Attestation d’assurance décennale remise avant l’ouverture du chantier, comme la loi l’impose à tout couvreur.
  • Devis écrit et ventilé par poste, gratuit, valable sans engagement de votre part.
  • Tout travail découvert en cours de chantier fait l’objet d’un avenant chiffré, accepté avant d’être exécuté.
  • Aucune intervention sans devis signé, aucun encaissement à la porte, aucun acompte réclamé lors d’un passage.
  • Réception de chantier formalisée par écrit : c’est le point de départ de vos garanties.
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